Heirate mich de Rammstein

Heirate mich de Rammstein
On le voit se glisser furtivement près de l'église
Depuis un an, il est seul
Le deuil lui a ôté complètement la raison
Il passe toutes ses nuits à côté de sa pierre

Là-bas, près des cloches dort une pierre
Et moi seul sais la lire
Sur la clôture, le coq rouge
Fut autrefois ton c½ur

La peur sur cette clôture embrochée
Je m'en vais creuser chaque nuit
Pour voir les restes
De ce visage qui me souriait

Là-bas,près des cloches je passe la nuit
Là,parmi les escargots, (comme) un animal solitaire
Durant le jour, je cours après la nuit
Une seconde fois, tu m'échappes

Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei

Avec mes mains je creuse profondément
Pour trouver ce qui me manquait tant
Comme la lune dans sa plus belle robe
J'ai embrassé ta bouche froide

Je te prends tendrement dans mes bras
Mais ta peau se déchire comme du papier
Et des morceaux tombent de toi
Une seconde fois, tu m'échappes

Là-bas, près des cloches je passe la nuit
Là,parmi les escargots, (comme) un animal solitaire
Durant le jour, je cours après la nuit
Une seconde fois, tu m'échappes

Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei

Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei
Épouse-moi
Hei, hei, hei

Alors de toi je prends les restes
La nuit est chaude et nous sommes nus
Malédiction ! Le coq salue le jour
Je lui ai tranché la tête

Traduit par Fabienne de PlanetRammstein.com
# Posté le lundi 19 juin 2006 12:20

...

...
Petites notes en ton crâne fêlé,
Petits battements en ton coeur désséché
Tes mains glissent sur le bois poli,
Créant une ombre de mélodie.

Tes yeux glacés se posent sur moi
Ils m'humilient, ne me voient pas
Ta bouche forme un coeur qui dit pardon
Mais, à bien écouter, il n'en sort aucun son.

Je ne suis qu'un fantôme transparent
Pour toi, mon bourreau permanent,
Mais je t'aime trop pour partir.
Qu'allons nous devenir ?

Il n'y a pas d'avenir...
# Posté le lundi 19 juin 2006 07:27
Modifié le lundi 19 juin 2006 08:19

La beauté

La beauté
Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poëte un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un c½ur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poëtes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!


Les fleurs du Mal, Baudelaire
# Posté le dimanche 18 juin 2006 20:58
Modifié le mercredi 25 juillet 2007 13:33

Two for tragedy de Nightwish

Two for tragedy de Nightwish
Dors, Eden, dors, mon fils déchu. Repose en paix.
Fais cesser la douleur. La vie ne sert à rien d'autre qu'à obtenir toujours la même chose.
Il n'y a pas de guérison à ton mal, qui boit le mépris comme si c'était de l'eau, et qui me cascade, tout comme mes larmes.
Sous le lit éclairé de bougies, deux anges tristes, au paradis, dans la mort.
Maintenant, laisse nous nous étendre. Nous avons vécu tristes, nous mourrons tristes. Même dans ta fierté, je ne t'ai jamais rien reproché.
L'amour d'une mère est un sacrifice. Dormons tous les deux, et gardons cela pour nous.
La sympathie n'existe pas, l'éternité non plus. Une lumière pour chaque larme imméritée.

Sous le lit éclairé de bougies se trouvent deux âmes dont tout reste à dire.
# Posté le vendredi 16 juin 2006 06:45

...

...
L'enfant gémit, il trépigne d'impatience,
Un cadeau, sur la table, l'attend sagement.
Il ouvre de grands yeux imprégnés d'innocence
Et de ses petites mains tremblantes, ouvre le présent.

Il découvre, ébahi, un magnifique sablier,
Les contours sont en or et les cônes en cristal.
C'est de loin le plus beau de tous ss jouets,
Celui-là lui rappelle combien le temps est fatal.

L'enfant pose le sablier, il est passé à autre chose,
Comme tous les autres bambins il change vite d'intérêt,
Mais pendant qu'il rit et voit la vie en rose
Les grains, sans attendre, commencent à s'écouler.

Le petit ange saute, il s'amuse et il court
Quans soudain il trébuche sur une petite racine.
Du sang coule sur ses beaux cheveux de velours
Et dans un dernier souffle de chaleur enfantine,

Il regarde le sablier,
Le temps s'est écoulé...
# Posté le vendredi 16 juin 2006 06:15