Hymne à la beauté de Baudelaire

Hymne à la beauté de Baudelaire
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme
O Beauté? ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton ½il le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit: Bénissons ce flambeau!
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
O Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton ½il, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu?

De Satan ou de Dieu, qu'importe? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds?

# Posté le vendredi 23 juin 2006 09:57

Spring de Rammstein

Spring de Rammstein
Sur un pont assez haut
Un homme se tient les bras levés
Il est là et il hésite encore
La foule accourt aussitôt vers lui
Moi aussi, je ne veux pas manquer ça
Je veux voir ça de près
Je me mets au premier rang
Et crie

L'homme veut redescendre du pont
Les gens commencent à lui crier leur haine
Ils forment un cercle serré
Et ne veulent pas le laisser descendre
Alors il remonte une nouvelle fois
Et la populace se déchaîne
Ils veulent ses tripes
Et crient

Saute
Saute
Saute
Saute
Délivre-moi
Saute
Ne me déçois pas
Saute pour moi
Saute dans la lumière
Saute

Maintenant l'homme commence à pleurer
Un nuage passe furtivement
Il se demande - qu'est-ce que j'ai fait
Devant le soleil, il commence à faire froid
Je voulais seulement admirer la vue
Les gens se dispersent en courant
Et regarder le ciel du soir
Et ils crient

Saute
Saute
Ils crient
Saute
Saute
Délivre-moi
Saute
Ne me déçois pas
Saute pour moi
Saute dans la lumière
Saute

Un nuage passe furtivement
Devant le soleil, il commence à faire froid
Mais mille soleils brillent rien que pour toi

Je me glisse en cachette sur le pont
Lui donne un coup de pied par derrière dans le dos
Pour le délivrer de cette honte
Et je lui crie

Saute
Saute
Saute
Saute
Délivre-toi
Saute
Ne me déçois pas

Traduit par Lilienthal de PlanetRammstein.com

# Posté le vendredi 23 juin 2006 09:32

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 13:30

Richard Kruspe

Richard Kruspe
Petit clin d'oeil à Mme Kruspe

# Posté le vendredi 23 juin 2006 09:13

photo

photo

# Posté le vendredi 23 juin 2006 09:12

...

...
Une rose est tombée
Sur ton cercueil scéllé,
Une rose a fané
En cette nuit étoilée.

J'ai pleuré pour toi
Toutes les larmes de mon corps,
Dans cet étrange émoi
Plus que des remords.

Car je ne vis plus maintenant,
Je suis vide à l'interieur
Et j'attends patiemment
Que s'efface ma peur.

Mes poignets cisaillés
T'appellent à l'aide, mon amour.
Je ne veux plus m'en aller,
La mort dure pour toujours.

# Posté le vendredi 23 juin 2006 09:11